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Chaque couleur a sa place (Partie 2)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Chaque couleur a sa place

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : Fantastique/Merveilleux

Auteur : Chloé Garcia

Résumé : Dans un monde où la couleur de peau définit nos goûts et nos habitudes, comment faire pour savoir qui l’on est et ce que l’on aime vraiment ?

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

 

 

Chaque couleur a sa place (Partie 2)

 

 

Il se mit à genoux et s’approcha de moi avec ardeur, n’attendant pas que je sois prête pour me pénétrer avec violence. Les râles qu’il poussait se répercutaient au fond de ma gorge et mon intimité se resserra autour de son membre dur. Je me détendis enfin et profitai de sa chaleur. J’en oubliai mes interrogations et l’enlaçai, accompagnant ses mouvements pressés. Il me serrait tout contre lui et me humait dès qu’il en avait l’occasion. Je le sentais exulter et m’en satisfaisais.

Après quelques minutes d’évasion, il s’arrêta et se retira. Je le regardai perplexe et je le vis se diriger vers mon intimité humide avec un sourire en coin. Rassurée, je le laissai faire en lâchant un cri ravi quand sa langue atteignit mon clitoris palpitant. Je le guidai avec précision et il m’écouta sans broncher. Chacun de ses mouvements me faisait cambrer. Ses assauts me torturaient comme ils m’enchantaient. L’orgasme me prit par surprise et je me mis à trembler délicieusement sous sa bouche.

– Hm, de la fraise avec d’énormes morceaux de chocolat, susurra-t-il.

Je ne l’écoutais pas, trop occupée à profiter de mon instant. Il n’attendit pas que je sois remise pour placer son sexe au-dessus de ma bouche. Distraite, je m’exécutai et le suçai. Son goût sucré ne me plut pas du tout et j’eus du mal à réprimer mon aversion. Seule ma propre saveur me satisfaisait lorsque je la goûtais, accompagnée de mes jouets favoris.
J’enlevai ma bouche de son pénis et me retournai rapidement pour ne pas lui laisser le temps de se plaindre. Il m’attira à lui et je sentis son membre près de mes fesses. Il le descendit et entama une dernière danse toute en souplesse. Il se déversa rapidement en moi en s’exclamant de joie.

Allongé près de moi, il respirait fort. Je ne voulais pas qu’il dorme chez moi alors je lui intimai de se préparer à partir. Il râla un moment avant de me claquer la porte au nez. Les hommes me laissaient décidément songeuse. Malgré ces instants éreintants, je ne me sentais pas satisfaite. Faire l’amour consistait à faire plaisir à l’autre tout en le savourant, et je n’y parvenais pas. Les autres Rouges me laissaient indifférente, comme toutes les autres couleurs dont les saveurs me répugnaient.

Je me sentais mal et ne pus trouver le sommeil. Je décidai de sortir prendre l’air et d’aller rendre visite à notre sorcière de quartier, une gentille femme un peu spéciale qui savait concocter de savants mélanges pour soigner ses patients de toutes formes de mal. J’avais toujours voulu ne pas aller la voir par fierté, mais je voulais me confier à quelqu’un. Elle m’accueillit avec un grand sourire. J’étais la seule cliente à cette heure tardive et elle m’écouta sagement, ses longs cheveux blonds se démarquant sur sa peau verte. On aurait dit qu’elle s’attendait à ma visite. Je lui détaillai tout.

– La simplicité de ce monde ne te correspond pas. Tu as besoin de cocktails hétérogènes au goût unique et de mariages détonnant de saveurs. Je l’avais senti depuis longtemps. Ton parfum n’est pas seulement celui du Rouge, il est aussi celui du Vert pour moi. Tu es une anomalie.

Je ne sus quoi dire et laissai couler une larme. Je ne comprenais rien et m’avachis sur un fauteuil. La sorcière disparut un instant et revint avec un pendentif.

– Pose-le contre ton cœur. Il t’aidera là où tu ne peux choisir.

Je la remerciai et pris son gri-gri qui ne m’inspirait pas. Je repartis, la tête baissée sur le collier en forme d’étoile. Après quelques pas, je le posai contre mon cœur et ris de ma stupidité. Je fermai les yeux et me forçai à faire le vide. On ne savait jamais.

Une porte sur laquelle était inscrit le mot « Terre » trônait au beau milieu de la rue quand je rouvris les yeux. Je m’en approchai et en pris la poignée. Je respirai à fond. J’avais choisi ma nouvelle vie.

FIN

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