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Empire Cyclique – Sergent Ornel

Catégorie :

Fantastique/Merveilleux

Auteur :

Full Time Me

Résumé :

Dans un monde où les combats perdurent depuis des générations, les Humains ont enfin décidé de s’allier avec les Orcs et les Nains dans un dernier assaut contre les Elfes. Retrouvez ici une histoire sur le Sergent Ornel, confronté à son quotidien lors de cette guerre.

Empire Cyclique – Sergent Ornel

Dans la salle de repos des gardes, à l’intérieur du château, le Sergent Ornel reçut l’ordre d’aller chercher les nouveaux arrivants pour les former en vitesse. Au dehors du château, les nombreux gardes humains tentaient de s’entendre avec les dizaines d’arrivants Orcs et Nains. Tous ensemble, ils avaient pour mission d’empêcher l’invasion des Elfes, ces sales créatures qui se pensaient supérieures. Depuis que l’Empereur humain Spiralis avait récupéré le territoire des Orcs et des Nains, il les utilisait pour mener des attaques ciblées contre l’Empire Elfique. Les résultats s’étaient vite fait sentir, et dans tout l’Empire régnait une ambiance festive, comme si la guerre qui durait depuis plusieurs mois s’était enfin finie.
En passant devant le Trône de L’Empereur Spiralis, Ornel ne put s’empêcher de remarquer une escorte de gardes Orcs discuter avec le général Maforti, l’un des plus puissants généraux de Spiralis et de tout L’Empire Cyclique. La silhouette de l’Empereur se distingua, leur conversation avait l’air très sérieuse, normal en tant de guerre, pensa Ornel. Il continua son chemin, sans y prêter plus d’attention que cela. L’Empereur Spiralis, il le voyait souvent, étant chargé de sa garde personnelle depuis le début de la guerre, avec toute sa division. Il était fier d’avoir reçu ce poste-là, il n’aurait pas à aller sur les champs de bataille et pouvait rentrer tous les soirs auprès de sa famille.
Quand il arriva auprès de la salle des nouvelles recrues, il s’arrêta un instant, se demandant comment il allait les aborder. Devait-il se recoiffer un peu, sa tignasse poivre et sel ne devait pas faire bonne impression devant les jeunes, se dit-il. Peut-être aurait-il été plus simple de garder le casque. Trop tard, il entra dans la pièce. Il ne s’attendait pas à beaucoup de réactions de la part des non-initiés à la hiérarchie militaire, mais il fut surpris quand bien même. Aucune réaction. Il n’y avait pas eu un seul bruit, ni même un seul ricanement quand il était près de la porte. Et pourtant, ils étaient nombreux. Au premier coup d’œil, une trentaine. Tous jeunes, certains encore complètement imberbes, d’autres aux visages d’anges. Le seul point commun qu’il put leur attribuer à la première impression était leur silence. Puis il comprit enfin. Quand son pied fit un étrange bruit en pénétrant dans la salle, il avait déjà compris, mais son cerveau lui refusait toute interprétation. Quand ces yeux virent le sang sur les murs et recouvrir le sol, son cerveau lui bloqua toute idée saugrenue. Il lui fallut donc quelques secondes avant de réagir.
Devant lui, la mort. Un bain de sang, du sol au plafond. Il voulut pousser un cri, mais sa voix s’étrangla. Il posa la main sur le mur pour essayer de ne pas perdre connaissance. C’était la première fois qu’il voyait une telle scène. Au même moment, il entendit des bruits de pas venir depuis l’autre côté de la pièce. Il reconnut alors les deux silhouettes aux attributs dénominatifs. L’une était très grande et large, l’autre petite et trapue. Il avait tout compris. Un éclair de lucidité, mélangée à l’adrénaline lui décrivit la situation dans son ensemble. Il fallait qu’il agisse vite, mais comment ? Les Orcs et les Nains venaient de commettre un acte de trahison envers l’Empire Cyclique de Spiralis. Il se rappela alors les silhouettes vues auparavant, près de l’Empereur. Peut-être étaient-ils en train de le tuer.
Il n’eut pas le temps de réfléchir, les deux silhouettes de l’autre côté de la pièce semblaient l’avoir repéré. Il se mit à courir, pour échapper à ses deux assaillants. Mais où aller ? Les Orcs et les Nains étaient présents dans la grande cour du château, réunis en masse pour répondre à l’appel de l’Empereur. Il n’avait nulle part où fuir. Dans son agitation cérébrale, il se rendit compte qu’il n’avait pas réfléchi à l’élément le plus important. Lui-même. Qu’allait-il advenir du soldat qui découvrit par hasard leur trahison ? Ils voudront sûrement le tuer. Ce serait plus simple, ils seraient rassurés. Mais cela valait-il la peine de mourir pour cette trahison ? Plus important encore, était-ce suffisant pour Ornel de mourir pour son Empereur ? Allait-il mourir en vain, ou y avait-il un objectif, un dessein que lui-même ignorerait ? Il ne sut pas comment ni pourquoi ces réflexions s’instiguèrent en lui alors qu’il courait.
Et puis plus rien. D’un coup, il fait noir, il a chaud, son souffle est court. Il se demande si c’est cela la mort, lui qui ne l’a encore jamais vraiment connue. Son esprit vacille, sa jambe le démange, il se sent partir. Quand tout à coup, des étincelles jaillissent. Il ne fait plus noir, il n’est plus seul. Serait-ce là l’Empereur en personne ? Pourquoi viendrait-il sauver un simple sergent ? Il était donc en vie. Le voilà rassuré. Il tenait à la vie de son Empereur, et cette pensée le réconfortait. Au moins, il n’allait pas mourir en vain.

FIN

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