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Jésus aime jouer au baby-foot (Partie 4)

Jésus aime jouer au baby-foot

Catégorie : Aventure/Action

Auteur : Lafaille

Résumé : Après avoir été cobaye pour l’État, un homme se retrouve enfermé à son insu dans un hôpital psychiatrique. Pris au piège, il fait tout pour rester optimiste face à la situation.

Note : Les délires et les incohérences des services de l’État, et de l’institution psychiatrique.

 

 

Jésus aime jouer au baby-foot (Partie 4)

 

Jour n°2

On me retrouve nu sous la douche, hier je me suis endormi. Je suis glacé, on me sort de cette chambre. Je souris, on me prend pour un débile. Deux infirmiers m’emmènent dans une pièce à l’abri des regards sauf des leurs. J’ôte ma serviette de bain, et enfile un jean et un t-shirt, mes baskets. Sans lacets.

– Qu’est-ce qu’il vous arrive, Monsieur Foster ? Les pilules ne vous conviennent pas ? répètent en chœur les deux infirmiers Dupont et Dupont.

– Apparemment…

– Vous avez de la famille, un ami qui peut venir et vous amener des affaires ?

Je réfléchis, je me dis non la famille ça ne va pas le faire, je pense à Paul. Oui lui c’est sûr il va venir. Il représente la personne en qui j’ai le plus confiance.

Je regarde par la fenêtre, il neige encore, cela m’émeut. Et je me mets à pleurer.

– Vous n’avez personne, c’est bien ça, Monsieur Foster ?

J’essuie mes larmes, conscient de cette situation ridicule et leur réponds :

– Si si j’ai Paul.

– Et vous avez son numéro de téléphone à ce Paul ?

– Oui, dans mon téléphone portable.

Ils me laissent un instant, reviennent avec mon sac à dos d’éternel ado skateur fan de Kurt Cobain et de Ian Curtis, me le tendent, je sors mon téléphone en les remerciant, vais à la liste de contacts, et à peine ai-je porté le téléphone à l’oreille qu’ils me l’arrachent.

– Monsieur Foster, vous savez bien que l’on n’autorise les appels vers l’extérieur que via notre téléphone du salon.

– Non je ne sais rien moi, du salon… ?

Ils pouffent les Dupont et Dupont. Ils m’agacent. Ils m’emmènent au salon. Ça sent la pisse mêlée à l’odeur de corn flakes. Dégueu. Je vomis. J’ai toujours été sensible.

– Putain, merde, il a encore dégueulé. Appelle Josiane qu’elle ramasse cette merde, dit un des Dupont à l’autre.

Je vous entends… Je suis gêné pour Josiane. Arrivé au salon, une multitude de regards croisent le mien. Ils sont combien me dis-je, vingt, trente, une quarantaine… ? Je baisse les yeux vers le sol, je ne veux pas d’ennui. Des cris jaillissent de la bouche d’une vieille femme décharnée, puis elle se tape la tête contre le mur. Blanc.

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