Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Jour n°20, Partie 20)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : Biographies et Autobiographies

Auteur : Lafaille

Résumé : Un homme tente de soigner son addiction.

Note : Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.
Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

 

 

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage 

Jour n°20 (Partie 20)

 

 

Hier, je suis tombé de haut, très haut, j’ai réussi à avaler un repas entier. Je ne suis pas sorti de la journée à part pour sortir Fout-Le-Camp. Il est amoureux en ce moment le chien, et malheureux. Trop d’arthrose pour monter qui que ce soit. Traumatisé du coït annulé le clébard. Enfin, pas tant que ça, il préfère de loin manger à sa faim que se taper la plus belle femelle du quartier. Je suis fier de lui, en plus il a bon goût.

Après avoir englouti frites et steak, nous avons dormi côte à côte. J’ai même mangé du fromage, chose que je ne pouvais plus avaler, ça me donnait des hallucinations, des ombres sur les murs venaient m’arracher le cœur pour l’engloutir. Les métaphores de l’inconscient prenaient toute la place, et je confondais imagination et réalité.

J’ai dormi quinze heures d’affilée, le repos du guerrier en sevrage. Et j’ai rêvé des femmes, et de Suzanne, cette dernière − première petite amie, − me mangeait entièrement, des pieds à la tête, et tout le long de ce repas, je restais en vie, douleur consciente jusqu’à la moelle, cannibalisme amoureux, j’étais dans la peau de quelqu’un d’autre. Je devenais Suzanne. J’étais Suzanne. Heureusement, avant de disparaître totalement dans son estomac, Fout-Le-Camp me réveilla en me léchant le nez.

De par ma réaction brutale car apeuré, il valsa par terre le chien. Viens Fout-Le-Camp faire un câlin, désolé, Fout-Le-Camp, j’étais en plein cauchemar. Je dus le rassurer et aller vers lui, Fout-Le-Camp est parfois comme une femme, il est très susceptible.

Arrête, tu vas avoir des problèmes avec la ligue des féministes poilues en rut. Arrête. Je me retrouvai à terre, faisant des papouilles à ma femme Fout-Le-Camp, arrête tu vas véritablement mourir si tu continues à déblatérer tes conneries quotidiennes, assassiné par des machettes du centre LGBT. Je n’ai rien contre les pédés et les gouines je vous assure, je n’ai pas les mêmes idées qu’eux, point.

De toute façon, Fout-Le-Camp, il est plus beau que tout le monde. Lui, je l’aime.

STOP. LA MILICE FÉMINISTE FRAPPE A TA PORTE, HELP ME !

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