Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Jour n°25, Partie 25)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : Biographies et Autobiographies

Auteur : Lafaille

Résumé : Un homme tente de soigner son addiction.

Note : Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.
Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

 

 

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage 

Jour n°25 (Partie 25)

 

Hier, l’alcool ne m’est pas venu à l’esprit, mon corps non plus n’a rien réclamé, quelle délivrance. Mais quel ennui aussi.

Sur les trottoirs de la ville sale, et puante, j’ai trouvé de quoi nourrir la petite famille pendant une semaine. C’est dégueulasse ce ramassis d’ordures mais au moins pas besoin de voler sans finir au trou, séparé de mes deux amours. Je tiens à remercier mes amis les éboueurs, merci à leur grève, merci à la crise. Grâce à cette conjonction politique et sociale pourrie, nous mangeons tous les jours à notre faim. C’est pas la panacée, non, mais je ne me pose plus la question quotidienne de la nourriture, c’est déjà ça.

Je suis allé faire un tour dans les couloirs de l’administration, un labyrinthe pour rendre fous les déjà fous de ce système en panne. Je suis tombé sur une ancienne camarade de classe, une conne. Elle m’a regardé de haut, avec ce regard qui en dit long sur ma condition de paumé. Dès son bonjour, je l’ai reconnue, je me suis barré, et suis revenu une demi-heure plus tard, elle n’était plus là. Sûrement à la machine à café. Finalement je la comprends, quel boulot de merde. Elle doit bien se donner de l’importance quelque part, et c’est quand même grâce à moi et à tous ces indigents, ces foutus, ces feignants, ces handicapés, ces vieux… La liste est longue, mais vous avez compris le principe.

Je suis alors tombé sur un de ses collègues, sympathique à mon égard, sûrement un ancien de la rue, un clodo, un mal foutu, un dépressif. Il m’a dit que c’était une erreur de l’administration, et qu’il corrigeait cette erreur de suite. Un sourire immense éclaira tout le hall de l’administration, c’était le mien. Je n’avais plus peur de ce foutu avenir sans le sou.

Mes toutous m’attendaient sagement dehors. Nous fîmes une longue balade, et tout en observant la foule et le cul des jolies femmes, je pensai à S A N D R I N E lorsqu’elle me soufflait dans un murmure après l’amour : tu ne comprends pas, tu ne fais pas d’effort, écoute les paroles ! Elle me parlait encore de cette foutue Mylène Farmer. Après l’amour, faut pas déconner, elle me gâchait mon plaisir, si mince déjà. Foutue S A N D R I N E. Mais quel beau cul qu’elle avait !

Venez, ah merde Reviens a foutu le camp, il ne manquait plus que ça au tableau. Je prendrais bien un verre moi, juste un, ah ben te voilà toi. Reviens revenait la bouche en cœur avec dans sa gueule, fière, une immense part de pizza. Félicitations Fout-Le-Camp, t’es tombé sur la perle !

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