Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Parties 106, 107, 108)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Lafaille

Résumé :

Un homme tente de soigner son addiction.

Note :

Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.    

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage

Jour n°106

La nuit, quelle longueur ! Le temps prend des airs de diva, s’étendant à l’infini pour toucher du bout des doigts le cosmos. Malheureusement je ne suis pas une étoile.

J’ai beau me promener des heures et des heures avec mes clébards, rien n’y fait, les insomnies lorsqu’elles se pointent, je ne peux les arrêter. Et personne ne peut les arrêter à part déesse codéine. Après mes deux chiens, et ma chatte, la codéine est devenue ma compagne préférée.

Ce matin, à dix heures, le sommeil se pointant, j’ai décidé de rester au lit. Mais que voulez-vous, mes chiens me réclament, ils attendent patiemment, puis l’envie pressante, ils se jettent sur moi pour me lécher le visage. Oui oui papa se lève. Oh putain, quelle tête j’ai. Des yeux exorbités, et la langue métallique, je cherche mon peigne, impossible de mettre la mains dessus. On s’en fiche, allons-y ! Oui Mimine, on va chercher tes croquettes. C’est fou mais cette chatte a des allures de chien. Je ne sais pas toujours ce qu’ils font la nuit, mais j’ai comme l’idée que Fout-Le-Camp et Reviens se font un malin plaisir à faire l’apprentissage canin des bonnes manières à Mimine.

Vous avez déjà vu une chatte qui donne la patte, vous ?

Jour n°107

J’ai dormi durant quinze heures, il est quinze heures à mon réveil, je suis ravagé par la codéine. J’ai oublié l’essentiel cette semaine : passer voir l’employé s’occupant de mon dossier de pension. Je suis dans une merde !

Et comme une merde arrive rarement seule, vlà que la voisine sonne à ma porte. Mais que me veut-elle encore, elle m’a déjà usé jusqu’à la moelle. Elle veut peut être me lécher les os. J’enfile un peignoir, essaye de mettre la main sur mon peigne en vain, me dirige vers la porte d’entrée, regarde dans le judas. Plus personne. Putain je deviens fou, suis-je dans un rêve ? Je regarde dans le couloir encore une fois, la tête à gauche, la tête à droite, plus rien, personne mais personne dans les parages, même pas un nain sortant de je ne sais quelle contrée scandinave. Codéine quand tu nous tiens, tu prends des allures de bonne sœur qui ne croirait plus en Dieu.

Je vais me replonger dans le lit, je suis si bien allongé, loin du chaos et du brouhaha du monde. Fout-Le-Camp, Reviens, venez, je vous ouvre, allez, pour une fois vous pouvez vous débrouiller tout seuls, vous êtes grands maintenant. Oui Fout-Le-Camp je sais que tu sais, mais si tu pouvais montrer à Reviens où tu vas pour te soulager, ça m’arrangerait. Et ne revenez pas trop tard, sinon je vais m’inquiéter. Fout-Le-Camp sort, suivi de Reviens, comme quoi les chiens peuvent être indépendants.

À demain, je m’endors déjà, bercé par les gouttes de pluie tombant sur le vasistas. Le son de la pluie m’a toujours aidé à m’endormir, au chaud, dans des couvertures de bonheur.

Jour n°108

Le bonheur ne dura pas longtemps, la nuit commençait à tomber et putain, mes chiens n’étaient pas là. Ça se trouve c’est encore la voisine, elle kidnappe mes chiens pour pouvoir reluquer mon petit cul d’ancien boxeur, quel culot elle a celle-là.

Comme quoi je ne me trompe pas, elle vient de lancer sa troisième chanson de Mylène. Ras-le-bol d’elle. S’en prendre à moi ça passe, s’en prendre à mes chiens, jamais, vous entendez jamais moi vivant. Quelle furie du sexe ! De ma vie, c’est la première fois que je rencontre une telle perverse, franchement c’est une vampe, elle vous attrape, vous suce jusqu’à la moelle, et le pire dans tout ça c’est qu’elle ne vous lâche plus. C’est affreux. Dès que j’y pense une douleur aiguë s’installe à la naissance de mes couilles, c’est atroce comme douleur, ça fait un mal de chien.

Je monte je sonne je récupère Fout-Le-Camp et Reviens, et je me casse. Putain, faut que j’y parvienne cette fois-ci. Quel faible je fais.

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