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Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Parties 121, 122, 123)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Lafaille

Résumé :

Un homme tente de soigner son addiction.

Note :

Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.    

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage

Jour n°121

Heureux comme après un coït réussi, et affamé aussi. Merci déesse codéine. Je te suis reconnaissant à jamais. D’une, la vie avec toi est supportable, de deux, je fais des rêves à se damner.

Oui Fout-Le-Camp, va chercher Reviens, on y va. Mimine, ah tu ne veux pas bouger, ah ça fatigue ton cinéma de décolorée en chaleur, oui j’arrête Mimine. Oui je t’aime aussi Mimine. Putain, elle m’a mordu la pouffiasse. Grrr…

Non je ne vais pas lui faire de mal, n’allez pas me chercher des poux alors que je les aime mes bêtes. Plus que moi. Ce n’est pas difficile remarquez, je ne suis pas très séduisant avec ma gueule de fêtard qui ne fête même plus. Ironie du sort, depuis que j’ai arrêté la picole, j’ai vieilli d’un siècle. On nous aurait menti sur les méfaits de l’alcool. Ça ne serait pas la première fois remarquez.

Jour n°122

Gueule de bois sur l’horizon, j’ai un mal de crâne à fendre le bois de toute une forêt. Mimine est aujourd’hui de bonne composition, elle a oublié de râler. Les chers compères Reviens et Fout-Le-Camp font la gueule, oui papa va vous sortir, vous êtes grands maintenant. J’oublie toujours leur animalité, et leur parle comme à des ados mal fagotés, et jamais lavés.

Animal, animal, je suis. Animal, animal, nous sommes. Je digresse, je vais finir par tomber dans les rouages de la normalité à dire des lieux communs à chaque fois que je me mets debout face à ce putain d’écran bleu pour recopier ces sornettes d’un quinquagénaire en fin de parcours. Je suis né en fin de parcours, je ne suis pas né heureux, souriant à tout va à la première pâquerette qui pousse devant moi.

Que voulez-vous, je n’ai pas l’émoi facile. Il faut ramer avant de pouvoir me voir verser un sourire ou une larme. Mylène, ah Mylène, tu es partie, je ne sais pas où mais je suis assez content du résultat. La musique déferlante semée de râles de la voisine me provoquait des spasmes, surtout lorsque j’avais décidé de me laver les dents, allez savoir pourquoi. Je ne le sais pas moi-même.

Putain, déjà dix-sept heures, la poisse, oui je comprends, on y va Fout-Le-Camp.

Jour n°123

Reviens, putain hier j’ai oublié Reviens. Elle me fait la gueule. Et Fout-Le-Camp pourra faire n’importe quoi pour la divertir de sa colère triste, elle ne changera pas avant ce soir, et encore c’est optimiste. Je penche plutôt pour demain matin. Allez merde viens Reviens, j’ai horreur que mes bêtes me fassent la gueule, un humain pas grave, on a l’habitude avec ce genre-là, l’humain a semble-t-il un penchant naturel pour faire la gueule pour rien, et je ne parle pas des Français, qui sont champions du faire la gueule pour rien. Ah non vous n’allez pas m’emmerder avec des soi-disant revendications pro-Blancs, les Blancs ont assez foutu le bordel comme ça, replongez-vous dans vos livres d’histoire bande d’emmerdeurs et arrêtez votre populisme à deux balles, vous me foutez la gerbe.

Ah ben tu vois je suis mauvaise langue, elle est revenue Reviens, ben viens faire un câlin à ton père. Hop en route, papa est de bonne humeur, allons la distribuer au qui veut bien être heureux d’un simple rayon de soleil.

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