Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Parties 142, 143, 144)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Lafaille

Résumé :

Un homme tente de soigner son addiction.

Note :

Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.    

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage

Jour n°142

Elle me réveille, je sursaute, je ne comprends pas où je suis. Je m’égare dans un espace à contre-temps, je suis décalé, comme toujours.

– C’est moi, votre docteur !
– Quoi ? J’suis où ?

Je ne la reconnais pas, j’ai cette impression étrange de rêver.
– Vous devez partir maintenant, je suis désolée, vous devez partir !
Elle insiste, je ne dois pas être dans un songe mais dans cette réalité commune que partage la majorité des gens.

– Et ma codéine ?
– Ça suffit, je ne peux décidément pas vous dire bravo !
– Ok ok, je m’en vais !

Je claque la porte, et reviens sur mes pas, rouvrant la salle de consultation, mais quelqu’un est là, cela ne m’empêche pas de quémander le médicament miracle.

– Sortez, vous voyez bien que je suis avec une patiente !

Jour n°143

J’ai décidé que ma vie devait prendre un autre chemin. Il y a eu le chemin de l’alcool, il y a eu le chemin du jeu, et je ne vous ai pas encore expliqué où il m’a mené mais je peux vous dire que c’était loin, cette vie me paraît tellement différente de celle que je vis actuellement, que j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies. Je suis devenu sage, mais franchement je ne sais pas si je vais continuer à le rester, c’est chiant à crever la sagesse. Les philosophes, ces amoureux de la sagesse ils m’ont jamais donné envie de quoi que ce soit, c’est même plutôt l’inverse. C’est dramatique, la raison on sait où elle a pu mener l’humanité : dans les camps de concentration. Merde, je vais encore avoir des ennuis avec je ne sais quelle ligue défenseur de mon c..

Au moins ça ne sera pas la ligue des féministes… Ah franchement même si j’étais une femme, je ne serais pas de leur avis. À moins qu’une ligue féministe devienne intelligente !
Vite on va sortir, Fout-Le-Camp et Reviens on va faire un tour.

Ah merde, la voisine descend… Je n’ai aucune envie de la croiser.

Jour n°144

Encore une insomnie, enfin pas totale puisque j’ai rêvé de mon cher docteur, je ne sais pas pourquoi mais je déteste la contrarier et j’ai bien vu qu’il y a deux ou trois jours, – je ne sais plus comment vont les jours, au bout du compte cela pourrait être il y a un mois, une année, trois ans, le temps glisse sur moi tel un torrent dans lequel on se noie –, j’ai fait une grosse connerie en entrant dans son cabinet alors qu’elle se trouvait en consultation.

Et depuis, je ne peux m’empêcher de m’en vouloir. J’ai toujours eu la culpabilité facile, c’est mon côté judéo-chrétien fouette-moi ! Fouette-moi ! Je voulais revenir un moment sur le féminisme. Cette histoire me contrarie aussi, ne vous méprenez pas, ce n’est pas que je déteste les femmes, mais elles me font peur. Toi aussi Fout-Le-Camp hein mon vieux ? Et merde il flotte, quelle vie de merde !

Attendez les loulous, on attend la fin de l’averse, oui oui je vous donne à manger.

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