Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Parties 154, 155, 156)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Lafaille

Résumé :

Un homme tente de soigner son addiction.

Note :

Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.    

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage

Jour n°154

Et ça recommence c’est la joyeuse ritournelle de l’éternel retour, je suis adepte du non-sommeil, de l’insomnie à gogo, du je vois le soleil se lever, il ne peut pas me foutre la paix pour une fois celui-là, avec sa sale gueule de con, qu’il va finir par tous nous cracher à la gueule et nous cramer le tord-boyaux.

Et je ne parle même pas des moutons, ils sautent toutes les nuits dans mon lit, j’ai l’impression d’être allongé en pleine prairie, sur un tas de merde de bouses de vache. Le monde est une belle et joyeuse bouse sur laquelle l’humanité se bat, accrochée à sa condition de misère alors qu’elle aurait pu être heureuse si elle ne s’était pas lancée corps et âme dans la quête du pouvoir.

L’humanité, quelle belle chiasse !

Jour n°155

Une bonne nouvelle, enfin une bonne nouvelle, Charlotte est passée me voir. La belle affaire, elle s’inquiétait pour moi, c’est pas mignon ça ! Hein les loulous !

Oui venez avec moi, papa était de mauvais poil l’autre jour, c’est le manque de sommeil, vous ne savez pas ce que c’est vous autres de ne pas pouvoir dormir, de ruminer, et encore ruminer, se tourner et se retourner dans son lit, un vrai hamster dans sa roue.

Sauf qu’il n’y a pas de roue. Ou elle se trouve dans ma tête. Cette cervelle, j’aimerais bien me la faire exploser parfois, non je plaisante mes loulous, je ne peux pas vous laisser, je sais j’ai un drôle d’humour.

Pour la peine on part en balade.

Jour n°156

Une balade et me revoilà frais comme un gardon. Je ne sais pas si c’est parce que Charlotte est venue me voir avec ses yeux qui tiraient braguette, quasi-larmoyante la pauvre dame, ou si c’est parce que j’ai reçu un courrier de l’administration, un courrier plutôt positif, et oui ça arrive aux meilleurs d’entre-nous, il arrive même que le service administratif français se montre jovial, incroyable, mais je suis en pleine forme. Ça fait un bail que cela ne m’est pas arrivé, que du bonheur.

Ne vous méprenez pas, cet état ne dure jamais. Fout-Le-Camp et Reviens gambadent comme de jeunes premiers, ils sentent bien qu’aujourd’hui papa est au sommet de ses capacités.

Le bonheur m’aveugle, il est comme le soleil, trop fort, si puissant qu’il en devient abject, et qu’on a beau répéter que la terre chauffe, les cons se crament encore la gueule sous le soleil. Ils bossent des heures et des heures toute l’année tout ça pour revenir écrevisses à la rentrée de septembre et comparer leur bronzage, les yeux rivés sur leurs collègues pour pouvoir constater de l’envie dans leurs attitudes.

Oh merde, elle est où Reviens ?

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