Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Parties 85, 86, 87)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Lafaille

Résumé : Un homme tente de soigner son addiction.

Note : Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.    

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage 

Jour n°85

Je ne sais pas ce qu’elle a cette chatte, mais elle est pour sûre du genre féminin, elle se frotte, minaude, et retourne faire la gueule dans son coin jusqu’à ce que miracle, elle revienne la bouche en cœur, avec l’idée sous-entendue que c’est elle la maîtresse des lieux. Que je suis con, je me fais toujours avoir, que voulez-vous la gent féminine m’aura toujours, facile de me piéger, je suis pantois devant le minou.
Ironie du sort, je viens de recevoir une publicité de Carrefoutre dans la boîte aux lettres, des coupons de réduction, que la vie peut parfois sourire. Je suis de bonne humeur, j’ai bien dormi, et aucun mal de crâne vient distraire mes pensées de vagabond. Merde, vlà que Mimine me fait la gueule au point de ne plus manger, Mimine t’es où ? Tiens vlà de la pâtée !

Eh ben, t’en fais une difficile, vlà que tu manges maintenant. Heureusement que Fout-Le-Camp et Reviens ne font pas les fines bouches comme toi. Tiens la voisine recommence ses conneries, elle me fait marrer maintenant, avec ses chansons d’ado, elle est pas si mal en vérité, elle est plutôt pas mal pour un plouc comme moi. Arrête, t’as déjà fait assez de dégâts comme ça, tu ne vas pas recommencer à coucher, rien que l’idée, et ça me donne le bourdon jusqu’à l’envie de reprendre le chemin tortueux de l’alcoolisme, non et non, je ne me laisserai pas faire cette fois-ci.

Merde la sonnette.

– Bonjour Monsieur, vous n’avez toujours pas payé votre loyer.
– Non, non vous ne pouvez pas rentrer comme ça chez moi !
– Chez vous ? Il faudrait peut-être payer le loyer. Figurez-vous que je suis encore propriétaire de ce logement.
Propriétaire, je n’ai jamais très bien su ce que cela signifiait, mais j’ai évité le sujet, elle n’entend rien la vieille.
– Et faites un brun de ménage, ça pue chez vous !
Elle avait dit ça avec un air de contentement, c’était affreux, cet air de la mère supérieure me rappelait celle de la maîtresse qui m’avait forcé à digérer les tables de multiplication.
– Je n’ai pas eu le temps !
Ça m’avait échappé et je savais que l’erreur n’était pas rattrapable.
– Vous n’avez pas le temps, mais vous ne travaillez pas, comment vous pouvez dire ça ?
Je m’en doutais, le travail allait revenir sur le tapis comme à chaque fois qu’elle me rappelait à l’ordre. Quelle vieille mégère, même Fout-Le-Camp et Reviens la craignaient. Par contre Mimine faisait la belle devant elle, qu’est-ce qu’elle pouvait m’énerver cette chatte, en ce moment, elle avait le don de me mettre en rogne. Mais je ne bronchais jamais.
– Je suis malade Madame !
– Ça ne vous empêche pas de payer votre loyer Monsieur !
– Ben justement si, j’étais à l’hosto.
– Je ne vous crois pas.
Je sortis un chéquier, et lui balançai à la tronche :

– Tenez, pour tous les loyers en retard, je m’en fiche, vous pouvez bien faire ce que vous voulez avec, vous torcher même.

Je claquai la porte, le fondement se rappelait à moi, des douleurs atroces me reprirent. Je pris un, puis deux cachets de codéine.

J’étais accro, pour de bon.

Jour n°86



Couché à onze heures du mat’, je me réveillai en pleine nuit, on avait sonné. Je fus surpris de ne voir personne au seuil de ma porte, surpris et heureux. J’avais fait un mauvais rêve. Sûrement un des effets de la codéine. Je repris le chemin du lit, et horizontal, je fus ravi de voir que Mimine était revenue, lovée contre moi, et ronronnant à bâtons rompus.

Un mauvais rêve remplaça l’autre, et ainsi de suite, putain de camé que je fais, je repris un comprimé. Je fus réveillé à onze heures, déglingué par cette nuit entourée de monstres et de cafards.

Je me fis couler un café, me pointa devant le miroir de la salle de bains, erreur ! Quelle tête ! Affreuse cette mine. Épouvantable ! Un mélange d’Alice Cooper et de Keith Richards, avec l’air blafard de Nosferatu. Un classique.

Ce n’était pas plus mal ce passage à la salle de bains, je pus me rappeler que j’avais emprunté des rasoirs, et qu’il était temps de me refaire une gueule, dans deux jours, j’avais rendez-vous avec l’administration des handicapés. Paradoxalement, les spécialistes ne pouvaient comprendre qu’un handicapé puisse se présenter avec une gueule de déterré.

Putain, fallait que je trouve une solution. Qu’allais-je inventer pour les convaincre cette énième fois que je n’étais pas en mesure de travailler vu mon état de loque, et je me rappelai de mon fondement. Celui-là allait peut-être me sauver la mise. Ouf !
Je replongeai dans mon lit, avalant mon café noir par petite gorgée, et repris mon souffle, la marche jusqu’à la salle de bains avait été difficile, empreinte d’embûches respiratoires et de désordres mentaux. Les hallucinations visuelles et auditives reprenaient de bon train, et pendant une heure, je crus que j’allais devenir complètement cinglé. À la place, on sonna à ma porte, et le mauvais rêve se fit la malle dans d’autres cervelles de détraqués.

Bip…Bip…Bipppppp

Oui oui j’arrive !

Jour n°87



Et rebelote, une fois de plus je suis pris au piège. Ma voisine est revenue, et comme à chaque fois qu’elle tente une embardée chez moi, elle parvient toujours à ses fins.
Je suis un faible, un loser de la pire des romances, je me dégoûte. Ce manque de volonté me taraude jusqu’à me donner la nausée, et la gerbe. Elle a pris l’excuse cette fois-ci de la chatte, elle voulait voir ma chatte.

Et j’ai vu la sienne en retour. N’importe quoi, toutes les excuses sont bonnes pour passer cette porte et me tomber dessus. Vous voulez du vieux machin, du mal rasé, de l’handicapé, mais c’est une véritable tordue ma parole, moi qui pensais avoir tout vu, je ne vous dis pas comment je fus surpris lorsqu’elle tenta d’introduire son index dans mon fondement, sans prévenir, et hop, il se trouvait déjà dedans lorsque je me mis à hurler à la mort.

Putain, je devais lui révéler l’opération, et je ne faisais pas le fier à cette heure-ci. Elle se fondit en excuses, se courba, et avala comme jamais mon gland qui avait perdu de sa vigueur. Quelle suceuse elle faisait ma voisine, elle avait beau écouter Mylène Farmer à fond les ballons, ça ne lui enlevait pas ce don pour la pipe.

Une reine.

Déchargé, je m’endormis, et me réveillai une vingtaine de minutes plus tard, surpris d’entendre des gémissements, cette chienne avait pris ma main pour un godemiché, et vas-y qu’elle l’enfonçait bien profond. Pour tout avouer, elle m’excitait, et je plongeai ma langue dans son origine humectée par le plaisir, elle aimait ça se faire reluire l’abricot, et c’est à peine après trois ou quatre lapements qu’elle prit son pied.
Eh ben toi ma vieille, t’aimes ça le cul, je crois que je n’ai jamais vu ça de ma vie. Et un cul à vous faire perdre la face. Qu’elle était mignonne l’image au réveil, deux amants enlacés, collés par la moiteur des corps et des draps. Mon fondement me faisait un mal de chien, si bien qu’en me levant, je courbai le dos, moitié boiteux, moitié heureux.

La réalité n’était pas belle à voir, ni à entendre, elle avait la gueule défoncée par l’oreiller, bavait, et tremblait dès que je m’approchais d’elle, putain, je suis dans la merde, pourquoi elle tremble comme ça, elle ne va pas me faire le coup de l’amour quand même. Même passée la quarantaine, les bonnes femmes sont des midinettes.
Tiens te voilà Fout-Le-Camp, et Reviens elle est où ? Elle te fait des infidélités mon pauvre vieux.

La chienne dormait depuis plusieurs nuits avec Mimine, ce qui rendait Fout-Le-Camp si triste qu’il avait dû mal à manger, qu’il me regardait avec ses yeux larmoyants, je le pris dans mes bras, et le ramenai avec moi dans le lit.
Elle râla, mais je m’en fichais, si elle croyait qu’elle pouvait faire la loi chez moi, elle se foutait le doigt dans l’œil.

Fais-moi plaisir maintenant, rentre chez toi !

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