fbpx
Publicités

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Parties 94, 95, 96)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Lafaille

Résumé :

Un homme tente de soigner son addiction.

Note :

Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.    

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage

Jour n°94

Cette nuit j’ai maté la télévision, je l’ai remise à l’endroit, et pour apprendre quoi ? Je vous le donne en mille : le Japon est le pays qui connaît le plus grand taux de suicides par an.

Eh ben moi je vous dis que je trouve ça tout à fait normal dans un pays où prendre des congés c’est mal vu, je ne vois pas ce que la population peut faire de mieux que de se jeter dans le vide.

Je tiens à préciser que je n’ai rien contre les japonais, et je n’ai rien contre ce pays qui a l’air magnifique, mais quand même totalement pervers. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas le Japon qui a inventé la perversité, ou tout au moins le mot. Le peuple japonais a l’air de bien connaître le sujet, et moi pour être honnête avec vous je n’ai rien contre un petit dessin animé coquin, au moins dedans il y a des monstres bien sympathiques, ça change des espèces de bonnasses qu’on fait passer pour de vraies femmes.

Tout ça pour dire que le Japon, j’y ferais bien un tour. Mais avec Fout-Le-Camp, Reviens, et Mimine, pas trop possible. Quand bien même je n’aurais pas l’arche de Noé à m’occuper, je ne pourrais y aller, je n’aime ni l’avion ni le bateau. J’ai à la fois le mal de mer, et le mal de père. Mais que je suis couillon mais bon vous avez compris le principe, au cas où, j’ai le mal de l’air.

Fout-Le-Camp, ben elle est où encore Reviens ? Ben enfin, tu vas arrêter de pleurer mon pauv’chien, elle va revenir, elles reviennent toujours.

Jour n°95

Cette fin d’après-midi à la recherche de Reviens, je n’en peux plus, ah la vache c’est terrible de comprendre que son état empire de pis en pis, et je ne parle pas de Reviens. Elle, elle va bien, elle me regarde éberluée parce que Madame n’aime pas du tout lorsque je suis couché la journée. Elle porte bien son nom celle-là, hein mon Fout-Le-Camp ? C’est bien une meuf ça, toujours à redire. Enfin, je suis content parce que mon Fout-Le-Camp il est heureux et fier aujourd’hui d’avoir retrouvé sa promise. Lui alors, il est comme son père, un vrai romantique. Je tiens à souligner que l’on peut être misogyne et être romantique, seuls les êtres étriqués d’esprits ne peuvent le concevoir.

D’ailleurs je ne suis pas misogyne, j’aime les femmes. Et d’ailleurs c’est mal comprendre un misogyne de dire qu’il n’aime pas les femmes. Ce n’est pas vraiment ça. Moi je crois même qu’il les aime davantage.

Selon notre cher Larousse et ces chers Immortels, le misogyne est une personne « qui éprouve du mépris, voire de la haine, pour les femmes ; qui témoigne de ce mépris. »

Une personne et pas nécessairement un homme alors. Une femme peut très bien être misogyne. Mais je délire encore, je me perds dans mes soliloques. Finalement ce journal est un amas en bordel de multiples soliloques, il n’est que le reflet de mes états d’âme à la con de vieil alcoolique. Car sachez que comme le fumeur, l’alcoolique reste alcoolique même s’il a arrêté depuis dix ans. Tiens en parlant de fumeur… Oui je sais Mimine tu n’aimes pas quand je fume, oh ça va tu deviens chiante toi, bon d’accord t’as gagné, je ne fume pas. T’es contente. Et en plus tu me tournes le dos. Je ne sais pourquoi je fais autant d’efforts pour toi. Ah c’est ça je dois t’aimer. J’ai quand même l’impression que les chiens c’est plus facile, et même Reviens qui n’est qu’une femelle, eh ben elle ne te dépasse pas en lunatisme. Oui je sais ce mot n’existe pas, je m’en fiche, j’ai tout de même bien le droit de prendre cette liberté, et au diable les académiciens, c’est pas avec eux qu’on va faire évoluer la langue, c’est pas remarquez-vous non plus avec les collégiens de ces dix dernières années. Je me demande parfois s’ils ouvrent encore des livres.

Je divague, encore et toujours. Restons concentré, et n’en déplaise à Mimine, pour ce faire, je vais me taper une bonne blonde. DIVIN.

Les rayons du soleil m’aveuglent, vais prendre l’air, je m’éparpille trop dans cet appartement, et je ne parle pas des affaires, mais de mon cerveau de vieil alcoolique. Ça, c’était pour savoir si vous aviez suivi mon affaire. En route, le soleil nous appelle. Fout-Le-Camp, ben t’as quoi ? Oh putain, il me fait du boudin, il ne veut plus sortir, tu vieillis t’es comme ton vieux père, tu t’empâtes.

Ah non, excuse-moi, j’ai encore oublié votre pâtée. Je vais finir dans le DM-5 des Alzheimer. Pourvu que non, ça me fout le bourdon ce machin. Ça me rappelle que je dois envoyer un courrier urgent à notre très chère administration, j’ai oublié de leur fourguer mon nouveau RIB de ma nouvelle banque. Oui, je change de banque quand elle commence tout juste à me manquer de respect et me targuer de sommes astronomiques parce que je suis à découvert de deux euros.

Qu’elles aillent au diable ces pucelles de la démocratie !

En attendant les loulous, voyons si nous pouvons trouver une bonne étoile qui pourra nous dépanner d’un p’tit billet.

Jour n°96

Cher Monsieur L.

Je tiens à vous informer que sans la moindre nouvelle de votre part d’ici dix jours, et dans la mesure où vous êtes un habitué des découverts intempestifs mensuels non raisonnables, vous pourrez à la réception de ce courrier vous libérer de toutes contraintes bancaires chez nous. En effet, d’ici dix jours et sans explication valable de votre part, votre compte sera totalement bloqué de façon à ce que vous n’en ayez plus accès.

Veuillez Monsieur, agréer l’expression, de mes salutations sincères.

Monsieur Bodule

Monsieur Bodule, il se prend pour qui, lui ? Le roi du monde ! Foutues banques qui dirigent le monde, même les politiques sont de mèche, je ne suis pas sûr de pouvoir lui répondre raisonnablement, je ne suis pas raisonnable dans ce domaine-là, et à bon entendeur, vu le monde dans lequel on évolue, je suis persuadé que mon sens du raisonnable sert de balance à l’injustice sociale et financière.

Bidule toi même. Sale prétentieux, vous libérer, je vais vous libérer de ce pas de pouvoir me libérer dans dix jours.

Allez Fout-Le-Camp, Reviens, on s’arrache de ce pas, on va donner une petite leçon au banquier du coin. Il va savoir de quel bois je me chauffe.

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.