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La petite boîte rose (Partie 2)

A couper La petite boite rose

Catégorie : Fantastique/Merveilleux

Auteur : Margotte625

Résumé : Une jeune femme trouve une mystérieuse boîte rose. Était-ce une bonne idée de l’ouvrir ?

 

 

La petite boîte rose (partie 2)

 

 

L’épouvantable fausse madame Bernard, remarqua la mine apeurée de sa jeune voisine et tenta de comprendre ce qui lui arrivait, mais plus cette femme-bonhomme lui parlait, plus Elsa paniquait.

L’ascenseur s’arrêta enfin pour s’ouvrir sur le hall de l’immeuble au rez-de-chaussée. Elsa courut aussi vite que possible vers l’extérieur et se retrouva en deux temps trois mouvements dans la rue.

Son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression de l’entendre. Elle voulait s’arrêter, reprendre ses esprits, mais elle ne pouvait pas car dans la rue, c’était pire que dans l’ascenseur : absolument tous les passants, les conducteurs dans les voitures, les commerçants… Tous. Absolument tous s’étaient transformés en bonshommes étranges !
Elle continua de courir, courir sans oser regarder autour d’elle ni savoir où elle allait.

Lorsqu’épuisée et à bout de forces, elle fit enfin une pause dans sa course folle, Elsa s’aperçut qu’elle se trouvait devant l’ancienne école abandonnée, près du banc. Sans réfléchir, elle s’y assit et tenta de se calmer un peu.

C’est alors, qu’un de ces bonshommes arriva et s’assit juste à côté d’elle. Tétanisée par la peur, elle se sentait incapable de bouger. Elle fixait son compagnon de banc qui restait silencieux en arborant son sourire malaisant.

Soudain, il leva son bras droit vers le ciel et comme venu de nulle part, il attrapa pourtant un gros feutre noir et un petit bout de carton rose.
Toujours sans rien dire, avec le carton rose, il se mit à confectionner une petite boîte qu’il posa entre la jeune femme et lui sur le banc.
Elsa regarda l’objet et sentit une larme couler sur sa joue. Elle tremblait de peur !

Le bonhomme quant à lui, continuait ses occupations sans se soucier de la terreur de sa pauvre voisine.

Elle remarqua alors qu’il avait encore fait apparaître d’on ne savait où un petit bloc-notes sur lequel il était en train de griffonner avec son feutre noir.

Il dessinait un bonhomme semblable à lui-même. Puis il déchira la feuille de son bloc, la plia en quatre et la rangea dans la boîte rose qu’il avait préalablement confectionnée.

Ensuite, il se leva sans un mot et s’en alla.
Sur le banc, il restait seulement une femme apeurée et une petite boîte rose. Hésitante et tremblante, Elsa, ouvrit la boîte. Déplia le papier sur lequel sans surprise, elle vit un bonhomme. Mais cette fois-ci en dessous, il y avait un petit texte :

« Nous sommes l’âme de cette vieille école. Nous sommes les dessins de tous ces enfants qui n’auront pas eu la chance de grandir. Merci d’être passée par ici en ce jour anniversaire du tragique incendie de l’école. Merci surtout d’avoir ouvert notre boîte rose et de nous avoir redonné vie l’espace d’un instant. »

Elsa versa une larme qui tomba sur la feuille, tout pile sur le sourire du bonhomme.

Et comme par magie, le dessin et le texte s’effacèrent petit à petit. Il ne resta à la fin qu’une simple feuille blanche dans les mains d’Elsa.

La jeune femme la replia, la remit dans la boîte rose qu’elle glissa à nouveau dans la poche de son manteau.

C’était l’automne, mais il faisait encore bon pour la saison.
Comme tous les matins, Elsa était en route pour ouvrir sa boutique.

Sa première cliente de la journée fut une petite fille aux cheveux blonds qui venait acheter un livre avec sa maman. La libraire était soulagée et triste à la fois de constater que tout le monde avait retrouvé une apparence normale.

Alors qu’elles allaient sortir de la librairie avec le livre en mains, Elsa leur demanda de patienter un instant. Elle se rendit dans l’arrière-boutique où elle avait rangé son manteau, prit la petite boîte rose dans la poche de celui-ci. Elle la démonta et la découpa pour en faire un marque-page sur lequel elle dessina un bonhomme.

Elle revint ensuite retrouver sa petite cliente et sa mère. Elle tendit à la fillette le marque-page en lui disant : « Tiens. Cadeau de la maison, prends en soin surtout. Bonne journée ! »

Plus tard, Elsa décida de nommer sa librairie : La petite boîte rose.
Le logo de celle-ci fut tout simplement un bonhomme tel un dessin d’enfants.

 

FIN

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