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Le conte se rebiffe (Partie 2)

Avertissement : déconseillé aux moins de 12 ans.

Le comte se rebiffe

 

Avertissement : déconseillé aux moins de 12 ans.

Catégorie : Horreur/Paranormal

Auteur : Chiaramarino

Résumé : Quand le personnage de Dracula se rebelle contre son auteur…

Avertissement : déconseillé aux moins de 12 ans.

 

 

Le conte se rebiffe (Partie 2)

 

 

Et je me jetai sur ce vieillard valétudinaire qui n’était de toute façon pas loin de la mort. Son testament m’importait peu. Je venais des tréfonds de l’humanité, de l’Enfer, et entendais bien me venger. Il m’avait tué dans son roman, mais Vlad, le vrai, l’éternel, n’était pas qu’une légende.

Depuis quelques siècles, je continue d’arpenter le monde, et de commettre quelques méfaits. Ce XXème siècle naissant m’inspirait. Le secteur des Balkans, auquel j’appartenais, était une véritable poudrière. Oui, j’étais revenu à Londres, et hors de mon roman, à présent ! Le pouvoir ! Le monde !

En me jetant sur celui qui m’avait rappelé à la vie, je pensai à tout cela. Et l’envoyai… à la non-vie. On avait coupé ma tête, mais pas mon cœur. Il suffisait de ne pas finir de lire ce fichu roman, pour me voir revenir parmi les hommes.

Mon auteur tomba à la renverse, dans une giclée de sang frais, qui se mit à bouillir dans ma bouche. Diable ! Je l’aurais cru moins bon, vu son état de santé. Au contraire, je m’en délectais. Peut-être parce qu’il était mon auteur ? Le goût de vengeance a le goût du sang dans ma bouche… Je jouissais particulièrement de ce sang-là. Enfin je me relevai, régénéré. Et ris. La maison résonna.

– A bientôt, cher auteur !

Je ne doutais pas qu’il serait enterré dans les formes. Sa femme et son fils le découvriraient plus tard, alors je pus prendre le temps d’aller sucer le sang de quelques autres personnes flânant tard sur les trottoirs londoniens. Je revins quelques heures plus tard, avant la levée du jour, et me rendis invisible aux yeux humains. Mais je ne pus réellement retrouver mon auteur que trois nuits plus tard, une fois que celui-ci fut enterré. A mon instigation, il ouvrit son cercueil de l’intérieur, et il poussa un grand cri.

– Grands dieux ! Où suis-je ?

– Me reconnais-tu, maintenant ? Nous sommes de la même race, dorénavant !

– Monstre !

Mon auteur avait retrouvé la vigueur de la jeunesse et, surtout, celle conférée par son nouveau statut, celle de l’Enfer ! Pour autant, je ne m’attendais pas du tout à sa réaction. Il sauta sur moi, et m’attrapa à la gorge. Nous roulâmes dans le cimetière.

– Qu’avez-vous fait ? Qu’avez-vous fait ? ne cessait-il de crier, enragé.

– C’est inutile de tenter de me blesser. Vous êtes aussi immortel que moi, à présent.

Et je me relevai, à grand’ peine, car il m’enserrait le bas du corps, et il avait de la force, le bougre ! Mais enfin, nous fûmes debout tous deux, et je m’inclinai légèrement.

– Réfléchissez bien, dis-je. Je suis immortel, et vous aussi. Prenez garde, néanmoins, au lever du soleil. A moins que… ?

Nous nous défiâmes du regard.

– Soyez doublement maudit, comte Dracula ! s’écria-t-il, sans révéler ses intentions.

– Mais certainement, mon cher ! Et que diriez-vous de faire équipe… pour une petite guerre dans les contrées des Balkans ?!

– Vous n’êtes qu’un monstre ! Disparaissez !

– Mais vous aussi êtes un monstre, à présent !

Et je disparus, riant comme un beau diable. J’avais tout mon temps…

D.

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