L’enfance de mon enfance (Partie 1)

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Madoumapeter81

Résumé :

De l’enfance à son adolescence, Périclès nous fait état de ses amours, de ses illusions et de ses confusions dans un univers en plein changement. Ainsi il fait une retranscription des errements de la jeunesse rythmant le récit par de nombreux rebondissements tout en transmettant les valeurs positives de l’amour et du pardon.

L’enfance de mon enfance (Partie 1)

À l’âge où nombreux étaient ceux qui s’agitaient, je demeurais parmi les moins remarquables. Cela n’était pas un choix mais une nature propre à certains d’entre nous.

Tous ceux qui m’entouraient n’étaient que des anciens de la ville. Nombre d’entre eux étaient des adeptes de la danse. Bien entendu de la musique. Il est bien vrai que je me débrouillais dans ces choses-là mais elles ne me fascinaient pas.

Leur concurrence se faisait sur tous les plans. Soulignons celui de l’amour. Oui l’amour. Cet amour que je vivais pour la plupart du temps au bord de la lagune quand le soleil prenait son dernier virage. Prendre du temps à décrire ce beau paysage était un réel plaisir pour moi.

L’horizon, le relief et les cocotiers qui faisaient le plaisir de mes yeux me suffisaient aussi pour vivre seul. Cette admiration de la lagune et ses abords au coucher du soleil me firent découvrir la vocation de l’écriture qui habitait en moi et qui devint ma première raison d’y être.

Il m’arrivait parfois de me voir comme une icône dans cet art de l’amour. Mais les filles de cette ville me semblaient répugnantes. Autrement dit, je n’étais pas un garçon facile. La plupart de ces filles même étaient plus avancées que nous. Elles fréquentaient nos aînés qui étaient de vrais colosses.

J’étais pris pour un apeuré. Un incapable. Certains étaient allés jusqu’à mettre mon intimité en question. Leur négligence et leur moquerie m’avaient révolté. Ce qui était un tic pour les adolescents de notre temps.

Ma relation avec Xavière fut d’une courte durée. Je pariais que personne n’aurait trouvé des mots exacts pouvant définir la valeur de son « popotin » alors remarquable par son volume considérable. Quiconque osait poser son regard dessus, ne s’en sortait pas facilement. Nonobstant cette amitié, je restais toujours le même. D’où ma valeur qui était toujours égale à zéro.

Un soir, mon cousin m’informa d’une créature qu’il estimait la meilleure de toutes. Nous nous rencontrâmes. Tout ou presque était déjà fait. Il ne me restait plus qu’à régler certains détails que j’avais effectués avec succès.

Pour ce qui était vrai, celle-ci ne me mettait pas le sang en ébullition tel que je le pensais. Ce n’était pas étonnant de la part de mon cousin. Car même pour ses propres choix, il ne s’en sortait guère. Il était de ceux qui ne s’y connaissaient pas. Un illusionniste-né.
Avec celle-ci encore, tout se passa dans le plus grand calme et mon cœur était toujours à prendre. De ces deux liaisons, suivait une cascade d’autres.

Mon entourage me faisait part des plaintes de Xavière qui essayait de faire de son mieux pour qu’il puisse exister une relation sérieuse et durable. C’est-à-dire qu’elle et moi avions des contacts quand le besoin prenait le dessus alors que tout était fini.

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