L’enfance de mon enfance (Partie 3)

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Madoumapeter81

Résumé :

De l’enfance à son adolescence, Périclès nous fait état de ses amours, de ses illusions et de ses confusions dans un univers en plein changement. Ainsi il fait une retranscription des errements de la jeunesse rythmant le récit par de nombreux rebondissements tout en transmettant les valeurs positives de l’amour et du pardon.

L’enfance de mon enfance (Partie 3)

C’était un week-end pendant lequel Oswalde, René et moi avions fait une collecte pour aller siroter avec nos amies qui habitaient le même quartier que les deux premiers cités.

Une fois au lieu choisi, le nombre insignifiant de personnes fut ma première remarque. Mais la musique faisait déjà son appel. Une fois installés, chacun fit sa commande. J’étais allé à la piste de danse pour pouvoir voir les quelques personnes qui se dévouaient déjà.

À quelques pas de moi, je pouvais remarquer une silhouette aux allures timides. Je me dirigeais vers elle et je lui proposais une partie de danse. Repoussé, je fis demi-tour avant de revenir quelques minutes plus tard. Cette fois-ci, je lui proposai un verre. Cela fut accordé. Une commande de son choix fut faite.

Amanda, de son prénom, était d’une taille moyenne. Ses cheveux, longs et naturels, étaient opposés à ceux de ma petite sœur qui étaient roux et rebelles. Ses yeux marrons convenaient avec ses orbites et son visage gai.
Son nez n’était ni court ni long. Il n’était même pas gros comme celui de l’un de nos artistes à qui je rends hommage à travers ces lignes.

Son nez était comme celui d’Alycia Jones ; chercheuse en littérature africaine. Plus précisément son nez était pareil à celui du mannequin Waris dont je ne sais ce qu’elle devient.

Amanda était une fille-sport comme les hommes aimaient à le dire. Les lèvres de cette fille étaient sombres par rapport aux miennes qui donnaient l’impression d’être couvertes d’un vernis rose. Sa voix était parfois plus intéressante que ce qu’elle avait à dire. Quant à sa couleur de peau, celle-ci était exactement à l’image d’une beauté africaine vivant en Afrique, donc au naturel.

Amanda était âgée de quatorze ans. Elle devait atteindre ses quinze années peu de temps après notre rencontre.
Je me voyais comme un petit criminel mais vite je me consolais en me rendant compte que nous étions tous des gamins.

Sous la lumière des veilleuses où nous nous étions croisés, elle me paraissait plus grande qu’elle ne l’était en réalité. Mais le temps avait fini par me faire aimer cette demoiselle. Pour moi, les causes principales de mon amour pour elle étaient sa ponctualité et sa franchise. Il y avait aussi sa moralité. Et une femme à beau être sublime, elle finit toujours par être répudiée si elle n’a pas ces caractéristiques.

Depuis notre rencontre, je ne lui avais jamais déclaré le type d’homme que j’étais. J’étais plutôt de ceux qui subissaient l’amour comme une malédiction depuis que je comprenais mieux pourquoi on les appelait femmes. Toutes mes pensées et autres se résumaient à ce sujet. Je ne trouvais même le sens de la vie que par le biais de cette phase.

Il ne se passait pas un instant sans que je ne manifeste le besoin d’une partenaire. Il est bien vrai que cela n’était pas un métier mais cela devenait une fonction. Et c’en est une d’ailleurs.

Pâle et occupé par des questions qui me venaient sur tout ce qui nous entoure, j’étais un garçon quelquefois détesté par les miens à cause de mon comportement jugé schizophrène.

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