L’enfance de mon enfance (Partie 7)

Catégorie : 

Biographies et Autobiographies

Auteur : 

Madoumapeter81

Résumé :

De l’enfance à son adolescence, Périclès nous fait état de ses amours, de ses illusions et de ses confusions dans un univers en plein changement. Ainsi il fait une retranscription des errements de la jeunesse rythmant le récit par de nombreux rebondissements tout en transmettant les valeurs positives de l’amour et du pardon.

L’enfance de mon enfance (Partie 7)

De retour à la maison, j’étais rejeté et refoulé par ma mère qui était une femme autoritaire. Face à une telle situation, je partais tout droit chez Ranny ; mon frère par les liens solides d’amitié qui nous liaient.

Celui-ci étudiait dans un département autre que le mien et me laissait toujours les clés de sa chambre. C’était, bien sûr, après avoir pris mes clics et mes clacs et les avoir transférés dans la chambre de ma trésorière, Léa.

Sous la menace des deux familles, désormais nous vivions plus éloignés que nous l’avions été. Cachés aux yeux de tous, nous passions des journées entières sans sortir de nos cachettes. La communication se faisait par des bouts de papier et des paroles rapportées.

Je me sentais coupable et recherché par les forces de l’ordre. Je ne circulais plus que la nuit. La tête haute de peur, cherchant à voir le plus loin possible celui ou celle qui se déplacerait dans ma direction.

Le jour qui suivit celui de la discorde entre les deux familles, je ne m’étais pas rendu au lycée. En ce temps coriace, il y avait de quoi voir la vie truffée de brouillard.

Je ne saurais expliquer à quel point je regrettais avoir détruit la confiance qui régnait entre Amanda et son père.

Finalement, je m’étais rendu à l’école le troisième jour tout en craignant l’arrivée de mon beau-père dans l’établissement. J’avais peur qu’il vienne me prendre comme un malfrat même si d’une certaine manière je l’étais déjà.

À midi, alors que le générique nécrologique des avis et communiqués retentissait dans toutes les maisons en même temps que l’apogée du soleil, le ventre demeurait indifférent ; il tonnait significativement et je regagnais toujours la maison familiale sans que les parents ne le sachent. Maman était toujours entre l’hôpital et ses occupations champêtres.

Je me nourrissais illégalement. Toute mon attention était toujours rivée au dehors afin de ne pas être surpris par les miens. Malgré la complicité de mon cousin, je n’étais pas un voleur.

Au bout de plusieurs jours, je reçus une lettre de ma mère me demandant de rejoindre le domicile. Car une faute avouée est à moitié pardonnée. Et c’est ce que je fis.

Mais que devenait Amanda pendant ce temps-là ? Toujours handicapée moralement, je supposais. Du coup, je sentais le monde me pointer du doigt, essayant de me dire que j’étais un iconoclaste.

Sinon, que dire d’autre sachant qu’Amanda ne s’était toujours pas fait pardonner ?



Chère Amanda,

Le mécontentement me conduit auprès de toi pour une seconde fois afin de t’apprendre que je me porte mal et que tu serais à l’origine dudit malaise.

Ceci émane de ton comportement révélant des absurdités et dont je suis préoccupé à l’idée de connaître les causes.

Jeune fille, je te présente mes excuses jamais adressées à qui que ce soit si jamais je t’ai causé du tort même si je sais que nous sommes tous victimes de notre amour. Pour tout te dire, tu me donnes l’impression d’avoir gâché ton bonheur.

Je t’aime.


J’avais tort selon elle, de penser qu’elle était en colère contre moi. Il n’y avait que moi qui savait pourquoi je me faisais des reproche, d’après ses dires. Mais connaissant ma moitié, je savais qu’elle n’avait pas du tout digéré la manière dont j’avais plaisanté ce jour où je sortais d’un bistrot et elle de l’église. Mais malgré tout, elle était, je dois le réitérer, d’une attitude idéale, presque irréprochable. Jusqu’ici elle était impeccable.

Vint un temps où les mésententes s’installèrent entre nous (un peu comme partout d’ailleurs). Celles-ci me plongèrent dans un scepticisme envers sa parfaite attitude.

Je sortais d’un des grands magasins de la place, ce jour où je l’avais aperçue avec un parfait inconnu. Un inconnu parce qu’à Lébamba on se connaissait tous ou presque.

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