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L’oiseau bleu

L'oiseau bleu

Catégorie : Poésie

Auteur : Flora Lune

Résumé : On a tous eu un oiseau bleu un jour ou l’autre…

 

 

L’oiseau bleu

 

 

Assise au bord de la fenêtre,
J’étais là, en train de rêver,
De tout, de rien, ou bien, peut-être
Simplement, dormais-je éveillée,
Lorsque, près de mon bras inerte,
Doucement est venu chanter
Un oiseau bleu aux ailes vertes.

Je ne l’entendais pas encore.
Mes yeux fixaient un horizon
Si froid, si noir, si vide, si mort…
Mais perdue dans une illusion,
Je n’y voyais que rouge et or.
Alors, l’oiseau, changeant de ton,
A donc chanté un peu plus fort.

Et je l’ai vu, tout près de moi,
Il m’a piqué le bout du nez.
Alors, pour la première fois,
Je l’ai regardé, écouté,
Et juste le son de sa voix
Sous ses mots, pleins de vérité,
M’a peu à peu ôté un poids.

Mon illusion était si belle…
Et d’un coup, elle s’effondrait !
L’oiseau savait ma douleur telle
Qu’un jour, mes larmes le noieraient.
Il m’a prise au creux de ses ailes
Quand il a vu que je saignais,
Alors j’ai pleuré de plus belle.

L’oiseau s’est remis à chanter
Tout en se posant sur mon bras.
Moi, je voulais me protéger,
Pourtant, je ne l’empêchai pas.
Au contraire, j’ai écouté
Chaque parole, à chaque fois,
Ainsi, mon cœur s’est allégé.

L’oiseau bleu, un jour de soleil
S’est posé tout près de ma joue
Qu’il a caressée de son aile.
J’ai paniqué, oui je l’avoue.
Mais, quand au creux de mon oreille,
Son chant, soudain, s’est fait plus doux,
J’ai voulu regarder le ciel.

C’est là que j’ai réalisé,
Qu’un oiseau qui ne vole pas
Se retrouve bien embêté.
Il ne peut rester ici-bas
Que pour un temps déterminé,
Et bientôt, il repartira,
Il a un ciel à retrouver.

Il est encore sur ma main,
Mais ses ailes sont grandes ouvertes.
Son chant se fait court et lointain,
Il s’approche de la fenêtre,
Puis, il se retourne soudain,
Donne un dernier coup sur ma tête,
Reprend son vol, et son chemin.

Si tu écoutes ces paroles,
Sache que je ne suis pas folle,
Un oiseau bleu m’a bien parlé.
Mais peut-être que j’ai rêvé.
Si tu t’en souviens, dis-le moi,
Parce que l’oiseau, c’était toi.

Toi qui m’as souvent fait sourire,
Aujourd’hui, laisse-moi pleurer,
Et, à ma manière, te dire
Ce que je n’ai jamais osé.

Tu as su briser mes barrières
Sans par la suite me blesser
Et lorsque tu m’as vue à terre
Tu m’as aidée à me lever.
Dans cette rencontre éphémère
À ta façon, tu m’as aimée,
Et chaque soir, dans mes prières,
Dieu entend ton nom prononcé.

Bientôt, cette histoire s’achève,
Dans peu de temps, tout est fini
Même si tout n’était qu’un rêve,
Même si demain tu m’oublies,
Notre rencontre, bien que brève,
A marqué mon cœur, mon esprit.
Mais toi, qui a lu dans mon âme,
Tu y seras toute ma vie,
Et sache qu’à travers mes larmes,
Tout mon être te dit… merci.

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