Médith (Partie 3)

Catégorie : 

Fantastique/Merveilleux

Auteur : 

Brindï

Résumé :

Médith est une petite fille pleine de surprises et très curieuse. Elle est la princesse héritière d’un royaume perdu dans les pays nordiques.

Médith (Partie 3)

Médith avait enfin réussi son plan. Sa fugue hors de ce château étouffant. La forêt se trouvait là devant elle, immense. Elle l’avait tant admirée derrière les fenêtres de sa chambre qu’elle peinait à réaliser y poser les pieds aujourd’hui. Jamais elle n’avait ressenti si profondément un sentiment de bien-être. Elle se sentait en paix avec le lieu et avec elle-même. La sensation, agréable, d’être à sa place, dans cet endroit où la nature faisait la loi et non pas dans un lieu où ses propres parents faisaient la loi la changeait énormément. Là où la vie sauvage était reine et où elle n’était personne de connu. Parfois, Médith ne supportait plus cette vie de château dans laquelle elle se sentait étriquée. Se lever pour apprendre toutes les connaissances à savoir pour gouverner plus tard, que les gens se baissent en signe de servitude devant elle… c’étaient des choses qu’elle n’avait pas décidé elle et Médith détestait de plus en plus qu’on lui dise ce qu’elle devait faire.

Toute heureuse, elle avança en sautillant parmi les arbres, s’arrêtant pour toucher leurs écorces si différentes l’une de l’autre, passant près des fleurs pour en sentir les fragrances. Elle regarda le soleil se lever au sommet de la roche à sa droite. La vue était splendide, majestueuse. Puis, se détournant du vide et de l’astre solaire, Médith commença d’ailleurs à en cueillir quelques-unes pour en ramener un petit bouquet au soir dans sa chambre. Elle choisissait surtout des jonquilles, du muguet bleu des bois et des marguerites. Elle savourait le moment présent, respirant à plein poumon l’air frais et apaisant de la forêt. Elle se sentait bien et sans aucun danger.

Mais cette sensation-là, elle aurait dû la savourer un peu plus intensément, car elle ne dura pas. Malheureusement pour elle, la faim débuta et lui chatouilla de manière agressive le ventre. Elle n’eut pas le choix et sortit le petit sandwich au miel qu’elle avait conçu le matin même lorsque son serviteur lui avait apporté son petit-déjeuner. Elle en goûta un bout en lâchant un soupir de plaisir tant manger lui procurait le plus grand bien. Cependant, elle était tant absorbée par son repas, qu’elle ne vit pas approcher derrière elle une silhouette gigantesque et poilue. Vous l’aurez sans doute deviné, mais qui d’autre dans la forêt raffole de miel mis à part un… ours !

Celui-ci avait flairé la tartine et était déterminé à s’en procurer un bon gros morceau et peut-être même à faire un plus gros festin ! Médith, dans toute son innocence, se trouvait en grand danger. Elle se retourna soudain, dérangée par les bruits de reniflements et un souffle rauque sur son épaule. Il s’agissait d’un souffle inhumain, menaçant, et Médith se demanda pourquoi elle avait été aussi sotte après tout ce qu’elle avait appris pour sortir une tartine de miel en plein milieu d’une forêt où il était évident qu’un ours logeait.
Peut-être tout simplement parce que Médith était depuis l’enfance bercée dans une cour royale où on la protégeait de tous les dangers et donc on ne lui avait peut-être pas assez appris à se méfier des dangers puisque de toute façon, il y aurait toujours quelqu’un à ses côtés pour la défendre.
L’ours allait lui balancer ses griffes pour la blesser et gagner sa proie. C’est alors qu’une flèche l’atteignit puis un homme sorti tout droit d’un buisson derrière l’ours planta son épée dans son dos.

L’ours, meurtri, se laissa tomber et l’homme put s’emparer de la fillette pour aller se réfugier ailleurs. Il la porta comme un sac de pommes de terre pour qu’elle ne puisse pas voir son visage et qu’elle accepte qu’il l’aide à s’enfuir. Médith avait le cœur qui battait la chamade. Son périple si doux et beau se transformait peu à peu en terrible cauchemar. Elle n’avait plus envie d’être dans cette forêt jadis si protectrice. Elle voulait rentrer à la maison et des larmes perlèrent aux coins de ses yeux, tandis qu’un inconnu la menait au cœur de la forêt, loin de l’ours certes, mais aussi loin du chemin qu’elle connaissait.

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