Suer sang et eau (Partie 3)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : 

Fantastique/Merveilleux

Auteur : 

Chloé Garcia

Résumé :

Talya a toujours trouvé que les deux mois d’été étaient trop longs. Pour ne pas s’ennuyer, elle s’inscrit aux vendanges. Sur place, le gérant Pierre l’intrigue par son attitude étrange et son vocabulaire atypique. Que cache-t-il ?

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Suer sang et eau (Partie 3)

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Le lendemain, je me levai, en essayant de ne réveiller personne. Ce vin jaune constituait un mystère que je voulais résoudre. Le plat d’hier soir avait été savoureux et j’étais persuadée que cela était dû au vin jaune. Le soleil ne tarderait pas à darder ses rayons ardents alors je me dépêchai. Après plusieurs minutes de marche, j’aperçus le début de la forêt et des pieds de vigne devant. Je n’avais pas songé qu’ils pouvaient se trouver si loin. Son secret était bien caché.

Quelques cris d’animaux réjouirent mes oreilles tandis que j’aperçus les billes de raisins capables de créer un met que je savais délicat. Plus petites que les rouges que je manipulais, les boules de raisin étaient magnifiques et translucides entre mes doigts. À l’intérieur, un étrange filament rouge semblait pulser. Étais-je en train de rêver ? Cette sensation de battement se poursuivit tout le long de mon exploration des plants et des fruits. Comment Pierre avait-il créé cette espèce ?

Je regardai ma montre et soufflai de soulagement. J’avais encore du temps et décidai d’aller marcher dans la forêt le temps que le jour se lève pour méditer. L’ombre que les feuilles projetaient sur mon corps m’apaisait et tous les bruissements de vie que j’entendais me faisaient du bien. Je me sentais chez moi dans cet environnement qui me rappelait ma région natale.

Soudain, je percutai un morceau de roche et m’affalai sur le sol. Je me relevai péniblement et lâchai un râle de douleur. Je gardai une main sur ma hanche droite et retirai quelques feuilles de mes vêtements.

– Je savais que tu viendrais admirer mes vignes.

Tétanisée, je levai les yeux et aperçus Pierre, une pioche dans une main et un sourire carnassier aux lèvres.

– Je dirai à ta famille que tu t’es perdue dans la forêt.

Je le fixai sans comprendre et n’eus pas le réflexe d’éviter le coup qui partit. Je m’affalai de nouveau sur le sol. Sonnée, il me prit dans ses bras et me murmura à l’oreille avant de me frapper une nouvelle fois :

– « La vampire » nourrira mes plants buveurs de sang. Ainsi va le cycle de la vie.

FIN

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