Usure, passion d’identité (Partie 3)

Catégorie :

Horreur/Paranormal

Auteur :

Capsyko

Résumé :

Il me fallait une nouvelle identité…

Usure, passion d’identité (Partie 3)

Sur le chemin du retour, j’ai croisé des policiers. Que faisaient-ils ici à cette heure ? Ils n’avaient pas de citoyen à protéger ? Ils m’ont approché, et ont prétexté un contrôle d’identité. Je n’avais plus de carte d’identité sur moi, mais je devais avoir mon permis de conduire. J’ai sorti alors mon portefeuille et une carte d’identité est tombée de ce dernier… J’ai alors lu : « Jean Gryphler ». J’ai essayé d’expliquer mon aventure aux policiers, mais ils m’ont simplement répondu : « Monsieur, la photo correspond, ça ne peut être que vous ». Devant mon insistance, ils m’ont emmené au poste de police. Ils ont décidé de me faire rencontrer un psychiatre. Après une nuit en garde à vue, et deux éthylotests, je me suis demandé pourquoi ils m’avaient fait voir un psychiatre pour si peu. Et après mon entretien, en regardant la vidéo, j’ai remarqué que tout mon discours était incohérent, et je parlais en permanence comme un ivrogne… Alors j’ai tout compris. Quand ils m’ont raccompagné chez moi, ils m’ont défendu de sortir de la ville jusqu’à nouvel ordre, que quelqu’un viendrait sûrement me chercher pour d’autres expertises.
Un policier est resté en bas de chez moi, et j’ai posé mes affaires sur la table du salon. En allant vers ma chambre, c’est là que je l’ai vu. Le visage craquelé, maculé de sang, et brûlé jusqu’à la chair. Le jeune homme qui portait parfaitement mon apparence. « Tu n’aurais jamais dû voler cette carte d’identité ! », m’a-t-il dit d’une voix lourde et pesante. Puis il a poussé un énorme cri strident. J’ai couru vers la sortie de l’appartement, et j’ai claqué la porte. J’avais laissé les clefs à l’intérieur. Sans argent, sans clef, je n’avais qu’une maudite carte d’identité. Le policier n’était plus là. Bravo la vigilance de la police. Je suis alors sorti de l’immeuble, en direction de la grand-place. J’ai fouillé mes poches, j’y ai trouvé de nombreux tickets de caisse et plus j’en lisais, plus je sentais mon taux d’alcoolémie augmenter. Au bord du coma éthylique, je me suis assis contre un mur à l’angle de la grand-place. Je savais qui s’était assis ici avant moi.

À présent, je me sens mourir. Je sens déjà des mains fouiller dans mes vêtements sans que je ne puisse rien y faire. Méfiez-vous des ivrognes qui semblent morts, tard le soir. Car s’il y a une chose que je sais maintenant, c’est que quiconque verra cette carte d’identité, subira le même sort que moi.

FIN

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