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Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage (Jour n°11, Partie 11)

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Journal aléatoire d'un alcoolique...

Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

Catégorie : Biographies et Autobiographies

Auteur : Lafaille

Résumé : Un homme tente de soigner son addiction.

Note : Journal d’un homme au bord du gouffre, dépressif, et alcoolique.
Avertissement : déconseillé aux moins de 16 ans.

 

Journal aléatoire d’un alcoolique en sevrage 

Jour n°11 (Partie 11)

 

Quelle raclure cette putain de vie, j’ai cru un instant que Fout-Le-Camp soufflait son dernier souffle. Ce n’est pas le moment mon chien. Et ça ne le sera jamais.

Finalement, hier j’ai préféré être tiraillé par la faim que de sortir. Pas foutu d’affronter normalement la lumière du jour. Fout-Le-Camp a dormi avec moi. Dans son sommeil, je l’ai regardé le Fout-Le-Camp, et il s’est mis à rêver. Rêver d’une côtelette, ou rêver de sa tendre jeunesse lorsqu’il parcourait des kilomètres sans répit, fier comme un paon dès qu’il croisait un autre chien. Attendri, je l’étais.

Mon chien, c’est ma femme.

Je vous vois venir, bande de dégueulasses, vous me dégoûtez. Le sexe m’a toujours emmerdé, toujours pareil. À la fin, on finit par écrire sa liste de courses dans sa tête. Machinalement. Toujours déçu par la bonne femme toute façon. Non je ne baise pas avec mon chien, que les humains me font chier avec leurs idées à la con. Que ce soit clair, je n’ai rien à voir avec vous. Les corps, la matière me dégoûtent. Vous aussi, foutez-moi la paix.

Il a belle allure le chien lorsqu’il souffle son dernier souffle. Je l’ai serré tellement fort que Fout-Le-Camp, j’ai failli le tuer une deuxième fois. Par étouffement. Par amour. Putain, j’ai eu tellement peur, j’ai bien failli chier dans mon froc. Il était en train de poursuivre une souris, et cet animal, qu’il aille en enfer, lui a mordu la truffe. Il a hurlé mon pauvre chien, en sang, allongé sur son tapis. J’ai bien cru qu’il allait me lâcher.  Et me lâcher pour de bon. Je n’y survivrais pas.

Un peu plus de neuf heures, je sors Fout-Le-Camp, aveuglé par le soleil, je porte désormais des lunettes à chaque fois que je sors. Et cette conne de voisine qui me reluque alors que je ne ressemble à rien, vas te toucher toi, tu m’emmerdes avec tes jugements dans les pupilles. Je sais bien que je ne suis pas une star. J’ai décidé aujourd’hui de faire mes courses en même temps que la sortie de Fout-Le-Camp.

Comme les chiens sont interdits dans les supermarchés, je le cache dans un panier fermé jusqu’au passage des portillons de sécurité. Fout-Le-Camp ne bronche pas, juste un bout de truffe à l’air. Il y a un avantage, et il l’a bien compris. Il bouffe gratos le clébard, et hop que je lui donne son entrecôte sous le manteau, c’est bien mon chien, tu te la fais discrète.

T’es une super nana.

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2 Comments

  1. Daniel A

    Bravo vous en êtes déjà au 11ème épisode. A vous lire on regrette de plus en plus Hemingway…

  2. LAFAILLE

    Ce n’est pas incompatible

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