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Un aller pour la vie (Partie 1)

Un aller pour la vie

Catégorie : Aventure/Action

Auteur : Saxof

Résumé : Une lettre énigmatique peut tout changer…

 

 

Un aller pour la vie (Partie 1)

Vendredi 7 septembre.

– Allô, Antoine… Peux-tu venir aujourd’hui, je voudrais réaliser des examens médicaux complémentaires ?
C’est mon médecin ! Je ne suis pas étonné, l’hôpital m’appelle très souvent pour me prélever du sang.
Mon père est du groupe B- ma mère du groupe A- et j’ai chopé le plus rare de la planète, le groupe AB rhésus négatif, ce qui explique la sollicitation hospitalière pour collecter mon plasma. Vous pouvez imaginer combien d’aiguilles se sont déjà plantées dans mes bras depuis l’âge de 19 ans !
Je suis artiste-peintre avec un emploi du temps assez élastique me permettant la spontanéité sur demande.
Mes parents, fiers de moi, sont comptable et adjointe de direction, mais ne sont nullement attirés par l’art.
Ma copine Arielle est cheffe pâtissière, grande créatrice, et moi une fine gueule sucrée. C’est bientôt mon anniversaire. Ma grand-mère maternelle, la seule de mes aïeux encore vivants, tient à fêter mes 30 ans. Nous irons chez elle, à Colomiers, dans la banlieue de
Toulouse, car elle a du mal à se déplacer. C’est désormais dans ses photos, ses lettres, les films et sa tête qu’elle peut voyager. Elle, qui a visité la côte Est des Etats-Unis et le Sud (Texas, Louisiane) ainsi que l’Egypte, L’Afrique du Sud, le Brésil, la Cordillère des Andes, la Mongolie, l’Europe en long et en large, le Vietnam, les Indes, le Tibet. C’était une grande marcheuse, bonne vivante, aimant les contacts humains variés. Elle reste toujours intellectuellement curieuse…
J’attends ce samedi 15 septembre avec une vive impatience. Je salive en pensant au délicieux gâteau que réalisera, de ses petites mains, mon Arielle amoureuse. De plus, j’adore les réunions de famille.

Samedi 22 septembre

9 h 30, on sonne à la porte, je suis encore marqué par le sommeil. Hier soir, mon vernissage de printemps à Bordeaux-Lac s’est prolongé et j’ai vendu douze œuvres basées sur « le voyage » . C’est un thème qui m’a beaucoup inspiré sur plus de cinquante toiles de grandes dimensions. Un bon prémisse avant Munich prévu dans six mois.
Je n’ai pas résisté à l’appel du champagne festif et ce matin, j’ai la gueule de bois, mais
l’esprit satisfait.
Je traîne les pieds. Le grincement de la porte d’entrée s’ouvre sur un coursier qui me tend une lettre recommandée, me réclamant une signature. Fébrile et interrogatif, je tourne et retourne l’enveloppe kraft. L’impatience s’empare de moi, j’essaie d’ouvrir… C’est drôlement collé… Je m’énerve. Enfin, je lis. Je dois me rendre à New-York, au cabinet du juge B. White. Cet homme de loi m’y attend impérativement le 4 octobre. Je compte… mais c’est dans douze jours ! Cette lettre succincte et énigmatique accompagne un billet d’avion en première classe.
Mes neurones s’entrechoquent. Pourquoi dois-je me rendre dans la grosse pomme ? Je suis fils unique. L’héritage concernant un éventuel oncle d’Amérique me paraît surprenant, ma famille aurait reçu la lettre, pas moi.
Une exposition à organiser ? Pas de la part d’un juge, et why not !
– Allô, maman, es-tu au courant de mon futur voyage à New-York ?
– Non, mon chéri, c’est quoi cette histoire ?
– Justement, je n’en sais rien
Je lis la lettre à ma mère.
– Tu vas y aller ?
– J’ai le billet, alors je ne vais pas refuser. Pour savoir ce que me veut ce juge, je dois m’y rendre. Et puis, un voyage aux States tous frais payés, ça ne se refuse pas. Cela me permettra de peaufiner mon anglais, m’exclamais-je en riant.
Sur les recommandations de ma grand-mère, je suis allé à Londres durant deux ans dans
une école d’art, et me confronter à la langue anglaise vue par les Américains,
m’enchantait.
– Un juge à New-York ? me répondit-elle, un voile dans la voix.
Elle devait sans doute avoir peur pour moi.
En parlant à ma mère, mon choix était fait. La curiosité est plus forte que la retenue.

Mercredi 04 octobre

14 h 45, je quitte mon appartement pour l’aéroport de Mérignac. 30 minutes de trajet. Arielle m’y conduit. Je suis chanceux, ma relation avec elle est simple, douce, énergétique et pleine d’imagination. Nous ne sommes jamais à court de conversations-projets.
Juste une valise cabine qui roule derrière moi avec un léger couinement. Un gros câlin dans les bras d’Arielle et me voici embarqué dans un siège confortable. L’avion est plein. En plus du billet, j’ai une réservation pour une chambre d’hôtel à Lisbonne, tous repas prépayés. L’escale durera plus de 20 heures. Le temps d’une visite de cette belle ville. J’en profite pour demander au steward les recommandations d’usage concernant le Portugal.

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2 Comments

  1. Daniel A

    Bravo: c’est vif, moderne, presque haletant.On attend la suite !

  2. Saxof

    HI HI … ça vient !!!! Merci pour votre intérêt.

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